La faune islandaise



Le macareux est devenu l'emblème de l'Islande. Cet oiseaux plutôt gauche est facilement approchable sur les côtes ouest du pays. Tout comme les moutons et les chevaux qui vivent en totale liberté. Chevaux qui d'ailleurs sont une race pure, spécifiques au pays. En revanche, les phoques et baleines ne se laissent pas approcher facilement mais on peut les dénicher dans certains endroits de l'île ou dans l'Océan Arctique.

Sommaire

Le macareux

Les chevaux

Les moutons

La baleine

Le phoque

La sterne arctique



Le macareux



Nom islandais : Lundi
Nom scientifique : Fratercula artica
Ordre : Charadriiformes
Famille : Alcidés

Biométrie

Taille : 26 à 30 cm
Envergure : 47 à 63 cm
Poids : 320 à 550 g
Longévité : 22 ans

Statut

Nicheur rare, migrateur, hivernant, espèce protégée.

Identification

De silhouette ronde, le macareux se tient bien droit. C'est un oiseau à tête assez grande et à bec comprimé latéralement. Ses queues et pattes palmées sont courtes, les couleurs varient selon la saison : jaune en hiver, rouge en été. Son dos est noir, son ventre blanc.

Son bec est très particulier. Grossièrement triangulaire et volumineux, il est formé de couches cornées successives, pointe rouge, base bleue foncée entourée de jaune. Le bec est légèrement crochu. Il lui a valu le surnom de clown de mer ou de perroquet de mer. Quand il dort (en mer), il le fait le bec sous l'aile. Son bec a plusieurs utilités. Il l'aide d'abord à creuser le terrier pour le nid, mais il sert surtout à la parade nuptiale. Son bec coloré attire les femelles.

Pendant la parade les partenaires touchent leur becs face à face. Le mâle trop excité, peut pousser la femelle vers le bas de la falaise. L'accouplement a lieu sur l'eau.

Les émissions sonores du Macareux Moine se résument à des grognements plaintifs, étouffés et graves. Ces "cris" sont émis sur les lieux de nidification. En mer, le macareux reste silencieux.

Habitat

Le macareux vit en milieu océanique. Il passe son temps en haute mer sauf pendant la période de reproduction où il rejoint la terre. Il niche sur les pentes herbeuses et les falaises ou sur les îles. La majeure partie des macareux vit en Islande (2 à 3 millions de couples), notamment sur les îles Vestmann, l'île de Grímsey et près de Vík. On peut également le voir dans d'autres pays nord-atlantique. À la fin du mois d'août, il migre vers les îles britanniques et les régions de l'Atlantique Nord.

Comportement

Le macareux utilise son bec pour stocker ses proies. il peut en transporter jusqu'à 30. Sa méthode : coincer les poissons entre la langue et la mandibule supérieure. De cette façon, il peut continuer à pêcher. Il est d'ailleurs un excellent plongeur, pouvant aller jusqu'à quinze mètres de profondeur. Il plonge des airs ou de la surface et nage sous l'eau en s'aidant de ses courtes ailes. Ses pieds palmés servent aux changements de direction. Les macareux agissent souvent par petits groupes de deux ou trois.

D'une manière générale, il avale ses proies sous l'eau, sauf quand il nourrit son poussin. S'il conserve trop longtemps la nourriture dans son bec, les goélands et les labbes le poursuivent. Pour s'échapper, il replonge en mer. Car s'il est très bon nageur grâce à ses courtes ailes, il est beaucoup moins bon au vol. Il est obligé de battre des ailes très rapidement pour se déplacer dans les airs.

Le macareux est très curieux et absolument pas farouche Sa dégaine est souvent comique, sautillant autour du terrier en penchant la tête.

Nidification

Le macareux niche en colonie, parfois très vaste comme en Islande (plusieurs milliers d'individus).

L'œuf est déposé dans un terrier, préalablement creusé dans un secteur herbeux ou sous un rocher. Le même terrier peut servir plusieurs années. Sa profondeur va de 60 à 120 cm. Le nid se compose de plumes, d'herbes ou d'algues.

La femelle y dépose un seul œuf, rond et blanc, taché de brun, entre juin et juillet. Les deux partenaires couvent l'œuf pendant 39 à 43 jours. La première nidification intervient à 5 ou 6 ans, à raison d'une couvée seulement par saison.

Protection

Le macareux est une spèce protégée. Essentiellement en danger à cause des dégazages et marées noires, il est aussi victime des filets de pêche. Sachant que les pêches excessives diminuent également ses ressources en poissons. La chasse au macareux est autorisée en Islande mais très réglementée.


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Les chevaux



Nom scientifique : Equus Cabalus
Classe : Mammifères
Ordre : Périssodactyles
Famille : Equidés

Caractéristiques

Taille : de 1m25 à 1m45 au garrot.
Poids : de 300 à 400 kg
Longévité : 40 ans

Une race pure

Les chevaux islandais sont arrivés en 930 avec les premiers colons. Ses ancêtres sont les chevaux norvégiens et les poneys celtiques, auxquels ils sont souvent comparés. La raison : sa taille. Il est plus petit que la plupart des autres races de chevaux. Mais les Islandais détestent qu'on identifie leur chevaux à des poneys, même celtiques. Son poil est épais et rude, sa crinière longue et hirsute. L'islandais est un cheval rustique : tête grosse par rapport au corps avec un toupet abondant qui peut recouvrir ses yeux. Sa croupe est puissante, ses membres courts et ses sabots sont si durs qu'il est souvent inutile de les ferrer.

Leurs robes sont très variées (alezan, noir, pie, isabelle, souris, etc.) et peuvent changer de couleurs au cours de l'année : des tons plus foncés avec un pelage plus fourni en hiver et, à l'inverse, un pelage plus clair et un poil plus ras en l'été.

Le cheval islandais est élevé en semi-liberté et peut passer toute l'année à l'extérieur. Sa nourriture est essentiellement composée d'herbe fraîche et d'arbustes. Sa nourriture peut paraître pauvre, mais il n'a pas besoin de se nourrir davantage ou différemment. Les foins et granulés en trop grande quantité peuvent les rendre malade.

Il atteint l'âge adulte à 7 ans et a une longévité exceptionnelle de 40 ans. En conséquence, le débourrage (acceptation de la selle) se fait plus tard que la normale (aux alentours de 5 ans contre 2 ou 3 ans pour les autres races).

Les chevaux d'Islande sont connus pour leur endurance, leur assurance d'allure, leur indépendance, leur intelligence et leur caractère travailleur et docile.

Grâce à leur grande résistance à la consanguinité, les chevaux islandais restent aujourd'hui une race pure. Il y a bien eu quelques tentatives de croisement, mais elles n'ont rien donné. Cette pureté est très préservée et soumise à une forte règlementation. D'ailleurs, dès qu'un cheval islandais quitte le pays, il n'a plus le droit d'y revenir. De la même façon, aucun autre cheval n'a le droit d'entrer dans le pays. La seule raison est la préservation de la race.

Au même titre, afin d'éviter d'éventuelles maladies équines, le matériel (type selles, brides, etc.) doit être désinfecté avant d'entrer sur l'île. Les chevaux islandais se reproduisent donc entre eux depuis plus de mille ans. Aujourd'hui, ils sont environ 70 000 sur le sol islandais.

Au service de l'homme

Pendant très longtemps, l'islandais servait au transport de personnes. Malgré ou grâce à leur petite taille, ils traversaient sans encombres les chemins escarpés et difficiles d'accès, pouvant supporter de très lourdes charges. Par la suite, ils ont été utilisé pour le rapatriement des moutons au point de rassemblement. Pour des besoins plus touristiques, ils sont également montés lors de randonnées équestres. Et plus largement, des compétitions internationales se déroulent régulièrement.

Le cheval aux cinq allures

Alors que la plupart de chevaux ne pratiquent que trois allures, l'islandais en compte cinq. Un reste de l'époque viking. Ces allures sont en fait absolument naturelles et communes à toutes races de chevaux. Mais les dresseurs du monde ont réduit les allures à trois : pas, trot et galop.

- Le pas : allure marchée à 4 temps. Le cheval pose un membre après l'autre, la durée d'appui uniforme.

- Le trot : allure sautée à 2 temps. Les membres se posent par bipèdes diagonaux, avec un temps de suspension.

- Le galop : allure sautée à 3 temps. Le galop correspond à la course.

- L'amble : allure à 2 temps avec un temps de projection pendant lequel le cheval se déplace par latéraux. Autrement dit, les deux jambes d'un même côté se déplacent en même temps. La vitesse fait qu'il est possible qu'aucun membre ne touchent le sol. L'amble est surtout utilisée pour la course. Grâce à cette allure, le cheval peut atteindre les 45 km/h.

- Le tölt : allure en 4 temps adaptée au terrain escarpé de l'Islande. À chaque foulée, le cheval ne pose que un ou deux membres au sol. Le tölt permet au cavalier de ne pas ressentir les aspérités du terrain et donc de monter confortablement.

Découvrez l'interview d'éleveurs français de chevaux islandais.



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Le mouton



Nom islandais : Sauður
Nom scientifique : Ovis Ariès
Classe : Mammifères
Ordre : Artiodactyles
Famille : Bovidés

Caractéristiques

Poids : de 60 à 100 kilos
Longévité : de 15 à 20 ans

Identification

Les moutons ont un corps trapu recouvert d'une toison épaisse. Leur museau est long, les pattes courtes et la queue tronquée. Les différentes races s'identifient essentiellement grâce aux cornes, sachant que mâles et femelles peuvent avoir des cornes. Leur communication se fait via le bêlement ou par marquage olfactif. En Islande, on les voit souvent par petits groupes de deux ou trois individus, éparpillés dans la nature. Rarement plus.

Le mouton est arrivé en Islande avec les premiers colons. L'insularité et donc l'isolement aidant, le mouton islandais est aujourd'hui l'une des dernières races pures de mouton. L'une de ses particularités : le poil. Sa couleur et ses motifs sont très variés : du blanc au noir en passant par les gris, crèmes, etc. Surtout, la longueur du poil peut atteindre 18cm. L'un des poils de mouton les plus longs au monde.

Les Islandais élèvent ces moutons pour leur viande, leur lait et leur laine. Il est d'ailleurs l'un des plats préférés des Islandais : tête de mouton bouillie, testicules de bélier, etc. Leur viande est particulièrement savoureuse. Elle s'explique par le fait que les moutons broutent toute la journée une herbe fraiche et aromatique qu'il broute. Cette dernière pousse sur des sols non-pollués (l'Islande ne possède pas d'industrie lourde).

Comportement

Les moutons islandais vivent en liberté de mai à septembre. On les croise tout le long des routes islandaises. Ils sont deux fois plus nombreux que la population humaine de l'île, soit environ 700 000 moutons. …

Chaque année en septembre, les Islandais organisent la journée du mouton. Chaque propriétaire rapatrient à cheval (dès la veille) les bêtes dans des enclos circulaires et compartimentés. Là, ils trient et récupèrent leurs moutons. Chaque compartiment correspond à une section de propriétaire. À son arrivée dans l'enclos, le mouton, marqué, rejoint la zone de son propriétaire. Le tri dure toute la journée. Pendant ce temps, la chasse aux moutons dispersés dans la nature se poursuit. Cette journée est extrêmement importante dans la vie des Islandais, elle s'inscrit dans le folklore national.

Laine

À la fin du XVIème siècle, l'évêque de Hólar (nord de l'Islande) fait en partie payer ses services par des lainages tricotés. La Bible de Hólar parle d'ailleurs de ces fameux tricots, estimant que la robe du Christ est tricotée et non tissée.

Depuis cette époque, la laine islandaise s'est construite une solide réputation. Tissée ou tricotée, elle est extrêmement chaude et imperméable. Les vikings utilisaient cette laine pour tisser les voiles de leur navire.

Les pulls islandais font aujourd'hui partie intégrante du folklore. Ils sont facilement reconnaissables aux tours de cou très colorés et aux formes géométriques dessinées. Bien sûr, les Islandais eux-même les apprécient et les portent. Les touristes ne se privent pas de repartir au pays avec un pull, ou autre produit à base de laine, dans la valise.


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La baleine



Nom islandais : Hvalur
Nom scientifique : Balaena
Classe : Mammifères
Ordre : Cétacés
Sous-ordre : Mysticètes et Odontocètes
Famille : Balaenoptiidae

Caractéristiques

Taille : de 1 à 30 mètres.
Poids : de 50 kilos à 190 tonnes
Longévité : de 10 à 100 ans.


Les baleines sont des mammifères marins. Elles se divisent en deux groupes (baleines à fanons - mysticètes et cétacés à dents - odontocètes). Ce second groupes des cétacés se répartit lui-même en 80 espèces. Parmi elles, 24 ont été observées en Islande, au large d'Húsavík. La plupart des cétacés sont des migrateurs. Ils passent leur hiver dans les mers plus chaudes du sud, où naissent les petits. Ils reviennent ensuite vers les mers de l'Atlantique Nord, l'été, pour se nourrir.

L'organisation sociale des cétacés varient selon les espèces. Alors que les mysticètes, baleines à fanons, sont plutôt solitaires, les odontocètes cœxistent au sein d'une société complexe.

Certaines espèces passent leur vie dans des groupes très organisés où tous sont liés. Ils peuvent développer ensemble des stratégies de chasse. Le contact physique est très important au sein de ces groupes. Il maintient l'ordre établi et prend une part importante dans les rituels de parade.

À la surface, les cétacés nous émerveillent souvent en émergeant brusquement hors de l'eau, par des "sauts" spectaculaires. Les "claques" qu'ils donnent sur l'eau avec leur nageoire caudale peuvent être interprétés comme des signaux de danger ou de contrariété.

Anatomie

Les tailles et formes varient selon les espèces. De moins de un mètre, pour le plus petit des dauphins, à environ trente mètres, pour la baleine bleue.

En arrière de la tête, les baleines disposent d'un évent (double pour les mysticètes). À la surface, c'est par cet évent que sort l'air des poumons. Il dégage de puissants jets qui nous impressionnent. Certains cétacés ont également un aileron dorsal.

Le corps effilé se termine par une nageoire caudale horizontale puissante (verticale chez les poissons). Elle diffère selon les espèces et peut servir à leur identification. La coloration sombre de la peau permet d'éviter les ennemis et de s'approcher des proies.

Les cétacés possèdent les mêmes sens que les mammifères terrestres à l'exception de l'odorat. Cependant, ils ont une ouïe exceptionnelle. Ils ont d'ailleurs développé un système sensoriel extraordinaire : l'écholocation. Son principe est simple : il s'agit d'envoyer des sons ou de les réceptionner et d'identifier, grâce à ces derniers, l'espace environnemental. L'écholocation peut être utilisée pour la navigation, la chasse, la communication et la reconnaissance d'autres cétacés.

Évolution

Pendant très longtemps, les baleines étaient affiliées à la grande famille des poissons. Aujourd'hui, les scientifiques sont unanimes : les cétacés sont des mammifères. Plusieurs raisons à cela. D'abord, anatomiquement, les nageoires ressemblent trait pour trait aux os et doigts de la main mammifère. Ensuite, les cétacés n'ont pas de branchies mais des poumons. Ils doivent remonter à la surface pour respirer. Certains baleines peuvent rester 2 heures dans l'eau avant de regagner la surface.

La question de l'ancêtre des cétacés est toujours en suspens. Une thèse a longtemps perduré sur le Mésonyx. Aujourd'hui, ce n'est plus si évident. Le Mésonyx est un ongulé (du grec onykose et du latin ungula,"ongle") vivant il y a plus de 55 millions d'années dans les marécages. Afin de se protéger de prédateurs de plus en plus nombreux, il aurait gagner les océans afin d'assurer sa survie. Au cours de l'évolution, les membres antérieurs se seraient transformés en nageoires alors que les extérieurs disparaissent pour laisser place à une nageoire caudale puissante. D'après des études récentes, les baleines descendraient en fait d'un petit herbivore.

Régime

Les cétacés peuvent plonger très profond à la recherche de nourriture, jusqu'à plusieurs centaines de mètres. Les baleines à fanons pompent énormément d'eau puis la rejette à travers les fanons. Ces derniers retiennent de très très nombreux micro-organismes, du zooplancton (crustacés et krill), mais aussi des crevettes et des poissons. Quant aux odontocètes, grâce à leur denture, sont des prédateurs efficaces. À leur menu, poissons de tout type, marsouins, phoques, manchots, céphalopodes, etc.

En Islande

De nombreuses excursions "baleines" sont organisées en Islande. Húsavík, proche de l'Océan Arctique, est un des principaux départ de bateaux. La ville possède également un musée des baleines : le "Húsavík Whale Museum".

S'il faut parfois attendre longtemps en mer, la patience des observateurs est très souvent récompensée. La baleine la plus visible dans les mers islandaises est le petit rorqual. Les baleines font partie intégrante du paysage culturel islandais ; tant et si bien que beaucoup de sagas islandaises relatent les relations étroites de ces animaux hors normes avec les hommes (Saga de Grettir). Certains représentations graphiques de l'époque viking sont arrivées jusqu'à nous.

À cette époque, alors que la chasse à la baleine n'était pas aussi développée qu'en Norvège, de nombreuses baleines s'échouaient sur les rivages islandais. À tel point qu'une loi a été édictée pour le partage de la richesse que cela générait. Certaines sagas relatent les conflits nés de ces échouages.

Quelques baleines d'Islande

La baleine la plus répandue en Islande est la baleine de Minke. Elle mesure de 7 à 10 mètres et pèse moins de 10 tonnes. Elle n'est pas encore menacée d'extinction, mais le risque n'est pas loin. Population estimée : 800 000 individus.

Le Marsouin commun est le plus petit cétacé d'Islande. Il mesure entre 1,5 et 2 mètres et pèse 70kg. C'est une espèce menacée.

La baleine bleue est le plus grand mammifère d'Islande, et du monde. Elle Mesure entre 22 et 33 mètres, pèse de 110 à 190 tonnes. Elle est aussi une espèce menacée. La population est aujourd'hui estimée à 10 000 individus.

Protection

Le Japon, la Norvège et l'Islande sont les trois derniers pays à pratiquer la chasse à la baleine. Même si le quota de pêche autorisé en Islande est faible, l'opinion publique internationale est très réfractaire à cette chasse.

Cette chasse ternit l'image de l'Islande. La pratique est d'autant plus révoltante que l'économie générée par l'observation des cétacés est plus viable que celle engendrée par la chasse. Ce tourisme prend de l'ampleur, alors que la viande de baleine disparait peu à peu des assiettes islandaises.

En plus de la chasse, les cétacés doivent faire face à d'autres dangers. Chaque année dans le monde, plusieurs dizaines de milliers de cétacés sont accidentellement pris dans les filets de pêche. Le dégazage des bateaux ou le naufrage des pétroliers font des ravages considérables. Comme la pollution. Pollution organique : sacs plastiques dans l'estomac de cétacés. Pollution auditive : certains sous-marins émettent des sons effroyablement trop puissants pour les cétacés.


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Le phoque



Nom islandais : Selaætt
Nom scientifique : Phocidea
Classe : Mammifères
Ordre : Carnivores
Famille : Phocidés

Caractéristiques

Taille : 1,20 à 5,5 mètres
Poids : 45 kilos à 2,5 tonnes.
Longévité : 20 à 35 ans


Les phoques sont des mammifères marins, ils passent le plus clair de leur temps dans l'eau, dans les mers tempérées et polaires. Ils sont d'ailleurs d'excellents nageurs. Leur corps est fuselé à l'avant et très musclée à l'arrière, notamment dans la région lombaire. Leurs membres postérieurs restent dans le prolongement du corps et ne servent qu'à nager. Contrairement aux otaries, ils sont incapables de se dresser sur leurs membres antérieurs. Sur terre, les phoques doivent ramper pour se déplacer.

La tête du phoque est ronde, les yeux globuleux, et les oreilles sont dépourvues de pavillon externe. Leur fourrure est épaisse et de couleur grise, brune ou mouchetée. Leur régime se compose essentiellement de poissons, parfois de crevettes et de mollusques.

L'accouplement se fait dans l'eau. Toutes les femelles se reproduisent en général en même temps. La gestation, différée de deux mois, dure entre six et huit mois. Les petits, appelés blanchons, naissent sur terre. Ils sont allaités de quinze jours à trois mois, selon les espèces. En deux mois, ils triplent ou quadruplent leur poids.

Identification

il existe plusieurs catégories de phoques :

- Le phoques gris vit sur les côtes de l'Atlantique Nord.

- Le phoque-veau marin vit également dans le nord de l'Europe, mais aussi au Canada et sur les côtes du Pacifique Nord. Sa couleur varie du grisâtre au gris-brun foncé, il séjourne sur les plages de sables bordant les eaux peu profondes.

- Le phoque marbré vit à la périphérie de la calotte glaciaire arctique. En hiver, il vit sous la glace dans laquelle il maintient une ouverture pour respirer. Il est le plus petit phoque au monde.

- Le phoque barbu est, après l'éléphant de mer, le plus grand des phoques. Il peut mesurer jusqu'à 3,5 mètres.

- Le phoque du Groenland se distingue par deux larges taches noires latérales qui convergent dorsalement au niveau des épaules.

Protection

Les phoques sont, selon l'espèce, les proies des orques, des ours polaires et des requins du Groenland. La principale menace demeure l'Homme qui le chasse pour sa fourrure et sa graisse. Le phoque est actuellement une espèce protégée. Mais il est toujours victime soit de prises accidentelles, soit du braconnage, soit de la pollution.


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La sterne arctique



La sterne arctique est un migrateur et nicheur occasionnel. C'est un oiseau marin au corps blanc, à la calotte noire et au bec rouge. En hiver, son plumage change : le front blanchit, le bec devient noir et les filets de la queue raccourcissent.

La sterne arctique passe l'été dans l'hémisphère nord, près de l'Arctique. Elle est très présente en Islande, elle est d'ailleurs la seule sterne à s'y reproduire régulièrement. Il y a actuellement 250 000 à 500 000 couples en Islande. Son habitat est exclusivement côtier (îles et îlots bas). Elle vit dans la zone subantarctique pendant la saison d'hivernage.

La sterne est une espèce protégée. La diminution du poisson, due à la pollution et la pêche abusive, mettent l'espèce en péril. Les colonies sont confrontées à divers dérangements et problèmes de prédation.

Comportement

La Sterne arctique vit en colonie, ce qui lui procure une protection efficace contre les prédateurs. En cas danger, une sentinelle émet un signal qui prévient les autres sternes. Soit elles s'envolent, soit elles attaquent l'intrus.

Pendant la migration, elle vole vers le sud et traverse de vastes étendues océaniques. Elle hiverne en Afrique australe, en Australie et en Antarctique. Le voyage de la migration dure environ quatre mois pendant lesquels elle peut parcourir jusqu'à 35 000 kilomètres. C'est la plus longue migration au monde pour un oiseau.

Elles arrivent en Islande la première semaine de mai pour la quitter au mois d'août. Ainsi, elles profitent d'un soleil permanent. En volant de pôle en pôle, la sterne arctique voit plus d'heures de jour que tout autre oiseau. Elle mieux les sources de nourritures et se nourrit plus longtemps. D'autant plus que sa route migratoire suit l'eau, ce qui lui permet de trouver suffisamment de nourriture tout le long.

Nidification

Les sternes sont fidèles, les couples sont unis pour la vie. Séparés la plupart de l'année, elles se retrouvent chaque printemps, toujours au même endroit, pour nicher et s'accoupler. Elles nichent en grandes colonies, sur les plages de sable ou de galets ou parmi les rochers, près de la mer. Cette pratique est particulièrement visible en Islande. Elles nichent en grand nombre sur tout le littoral mais aussi à l'intérieur des terres au bord des lacs et marais. Les colonies y sont de tailles variables : de quelques dizaines d'individus sur le lac Tjörnin à Reykjavík à 10 000 couples sur l'île de Grímsey.

Les nids sont à même le sol, garni de végétaux, séparés entre eux de un ou deux mètres. La ponte a lieu la 2ème ou 3ème semaine de juin. Elle est de deux œufs, chamois ou crèmes, avec des taches brunes ou noires. Les œufs sont couvés pendant 20 à 24 jours.

Les poussins sont couverts de duvets. Très vite actifs, ils restent tout de même près du nid de 21 à 24 jours. Après quoi, ils s'envolent. Les parents continuent cependant à les nourrir pendant plusieurs semaines avant qu'ils ne puissent pêcher seuls. La jeune sterne migre dès sa 1ère année, mais elle ne se reproduit qu'à 3 ou 4 ans.

Régime

Son alimentation se compose surtout de petits poissons, de planctons et de petits crustacés. Elle vole au-dessus de l'eau, en faisant du sur-place, plonge et attrape le poisson avec le bec. Pour localiser les bancs de poissons, la sterne repère les éclats blancs du plumage des autres oiseaux en train de plonger.


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Sources



Húsavík Whale Museum : le musée des baleines de Húsavík

Les oiseaux d'Islande, Michel Breuil, illustrations de Jean Chevallier, Éditions Lechevalier, 1989.

Icelandic Birds Guide, Jóhann Óli Hilmarsson, Iðunn, 2000.

Cheval islandais et tourisme équestre en Islande, Marie-Sophie Gessat, Msq Eds, 2007.

Fédération française du cheval islandais

Elevage du Langeren

Elevage de la Bretonnière

Les Islandais du Chlossmatt

L'islandais de Kveik




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